Date : 15/08/2007

Histoire de l'informatique

Par Benoît

Contrairement à ce que certains auraient pu croire, l'Histoire de l'informatique ne commence pas par la création de Microsoft Windows XP et l'invention de Counter Strike.

Avoir un minimum de connaissances sur l'Histoire de l'informatique peut aider à la compréhension générale de l'ordinateur, et à relativiser un peu vis-à-vis des machines de concours sur lesquels je tape ces lignes et sur lesquels vous les lisez.

Avant l'informatique

Doigts, Boulier et Règle à calcul

Les ordinateurs sont des systèmes d'aide au calcul complexes, c'est donc une évolution de tout ce qui est le fait de compter sur les doigts, utiliser un boulier, ou encore les règles à calcul. Certes un boulier est nettement moins divertissant qu'un bon FPS, mais dans l'immédiat, je vous parle des origines les plus profondes, du principe même qui a aujourd'hui donné naissance aux ordinateurs.

Calcul automatisé

La pascaline

Bien qu'il soit fait mention dans l'Histoire de machines capables d'effectuer des calculs de façon automatique dès 1623, c'est la pascaline, inventée en 1642, qui est considérée comme la première machine à calculer. Le tout se faisait mécaniquement et n'effectuait que des additions ou des soustractions (mais au prix d'une astuce de fonctionnement). Les possibilités de multiplication, de division et de racine carrée furent introduites par une modification du système en 1673.

Calculateur programmable

Les premiers systèmes programmables apparurent en 1725 et étaient des métiers à tisser. La programmation s'effectuait alors à l'aide de trous faits dans des cartes. Les premiers plans d'ordinateur (fonctionnant à la vapeur) datent eux de 1833. Je dis « plan » car la machine en question n'a jamais pu être construite.

Calculateur électronique : les bases de l'informatique

Après quelques essais de systèmes de calcul basés sur l'analogique (dont certaines petites choses telles que l'AOP, que les personnes touchant a l'électronique doivent connaître, sont des traces), l'informatique est passée à l'électronique et aux prémices du numérique juste avant la seconde guerre mondiale.

La seconde guerre mondiale a notamment utilisé ces premiers ordinateurs pour le cryptage (avec de l'électromécanique dans le cas par exemple de la machine Enigma), et le décryptage (pour lequel des machines plus complexes étaient utilisées).

Ordinateur

Ce que l'on peut considérer comme les premiers ordinateurs sont des machines tel que l'ABC, le Complex Number Computer ou encore les Z1 ou Z3.

Comme aperçu des capacités de l'époque, le Z3 occupait 72m² et pesait environ 30 tonnes pour une consommation de 160 kW (un ordinateur actuel consomme entre 100 et 700 W).

C'est de cette époque que date le terme de « bug », désignant alors les cafards qui, rentrant dans les ordinateurs, provoquaient des courts-circuits et donc des dysfonctionnements. L'emploi actuel du mot « bug » dans l'informatique n'est plus que quelque chose d'imagé (ou alors vous avez quelques problèmes chez vous, mais qui ne relèvent plus de l'informatique).

Vers la micro-informatique

Ces monstres ont réussi à être réduit à quelque chose de plus commode grâce à deux inventions fondamentales du paysage technologique actuel.

La première est le transistor dont les principes ont été découverts en 1947. Celui-ci a permis, accompagné d'autres semi-conducteurs, de supprimer les encombrantes, peu pratiques et fragiles lampes (et les problèmes de cafards).

La seconde est le circuit intégré (ou comment remplacer les problèmes de cafards par des puces) datant de 1958, évolution du simple transistor qui permet de pousser la miniaturisation des composants.

L'une des formes les plus connues et les plus évoluées de circuit intégré actuel sont les microprocesseurs de nos chers ordinateurs.

Ceci nous permit d'arriver en 1973 à ce que l'on appelle « les mini ordinateurs « au vu de leur compacité vis-à-vis de leurs homologues passés.

La micro informatique : les ordinateurs personnels

Avec l'arrivée de la micro-informatique, nous voyons donc apparaître une génération d'ordinateurs qui sont destinés à être utilisé par une unique personne (dans son coin). Celui-ci n'est donc plus commun. Il devient également apte à rentrer dans le foyer familial (place maintenant assez commune).

Les éditions Atlas

La méthode de distribution des premiers ordinateurs personnels (vers 1970) aurait bien plu aux éditions Atlas (ou autres). En effet, ils étaient distribués en kit, à monter soi-même, au fer à souder.

Ce qui peut être considéré comme l'un des premiers ordinateurs personnels vendus est le « Micral », d'origine française, en 1973. Il ne possédait alors comme moyen de communication avec l'utilisateur que des interrupteurs et des voyants. Aucun clavier, aucune souris, aucun écran.

En 1976, Apple (qui fait autre chose que des baladeurs numériques) sortit l'Apple 1, l'un des premiers ordinateurs à être vendus montés (enfin, en partie), auquel il fallait néanmoins adjoindre un clavier, un écran, une alimentation et un boîtier. L'écran était une chose assez rare sur ce type de matériel à l'époque.

COMMODORE

Drôle d'animal

Commodore fut le premier grand acteur dans le domaine de l'informatique personnel avec son Personal Electronic Transactor (PET signifiant « animal de compagnie » en anglais) sorti en janvier 1977.

Il s'agit alors d'une machine tout en un, monobloc. On la branche et elle peut fonctionner directement.

Commodore 64

Le plus grand succès est cependant le Commodore 64, qui fut l'un, si ce n'est le modèle d'ordinateur le plus vendu au monde. Datant du début des années 80, c'était une machine bas-de-gamme, mais qui possédait des caractéristiques intéressantes pour l'époque :

Amiga

Les Amiga sont une série d'ordinateurs personnels orientés multimédia commercialisés entre 1985 et 1994 par Commodore. Il fut très apprécié par les joueurs au vu de ses capacités multimédia et multitâches.

La fin

Commodore déposa finalement le bilan en 1994, pliant sous la concurrence.

Apple

Le Mac clasique

C'est en avril 1977, peu après le Commodore PET qu'arriva l'Apple II. Créé sous la direction de Steve Jobs (celui qui est aussi le papa des iPod), second ordinateur d'Apple, il fut (contrairement à certains de ses successeurs) un très grand succès.

Le Macintosh

Après avoir sorti le Lisa (en 1983), premier ordinateur grand public à utiliser une souris et une interface graphique (qui ne remporta qu'un succès très relatif), Apple sortit en 1984 le premier Macintosh, dont la série continue encore de nos jours.

La conccurence freina dans une certaine mesure son expansion, sans que celle-ci ne mette fin a la lignée des Mac (comme elle l'a fait avec de nombreuses autres).

ATARI

Autre grand acteur du marché de l'informatique personnelle : ATARI, qui travailla aussi bien dans les consoles de jeux que dans les ordinateurs. ATARI est l'éditeur du premier jeu vidéo populaire : Pong en 1972 (et en 1975 pour une version de salon).

Atari 8 bit

Sorti à partir de 1979, ce sont les premiers ordinateurs personnels d'ATARI, jusque là plus connu dans les consoles de jeux. Il se présentait sous la forme d'un bloc contenant le clavier et l'unité centrale, qui possédait les connecteurs d'extension. Un lecteur de cassette (et non disquette) externe était proposé pour le stockage de masse des données.

Atari ST

Un Atari ST

La série ST des ordinateurs Atari a débuté au printemps 1985 avec le 130 ST, conçu par le créateur du comodore 64, passé entretemps chez Atari. Ils se placent en concurrence des Amiga dans le créneau du multimédia, avec notamment une connectique et des possibilités fournies au niveau sonore. Ils étaient équipés d'une interface graphique avec bureau, dossiers et souris.

Les premiers modèles possédaient un lecteur de disquettes externe, qui fut avec les différentes évolution intégré, puis à la fin secondé par un disque dur (de 48 Mo).

Le Falcon, sorti en 1992, marque la fin de la série des ST. Il n'aura rencontré qu'un succès tout relatif dans le monde de la musique. La concurrence fut trop forte pour qu'il puisse s'imposer comme espéré.

Atari reprit alors son domaine d'origine que sont les consoles de jeu vidéo pour finalement être racheté en 1996. Aujourd'hui, Atari est une marque d'Infogrames Entertainement utilisée dans l'édition de jeux vidéos.

AMSTRAD

Sortis en 1984, ce sont des ordinateurs 8 bits tout intégré commercialisés en Europe. Ils n'ont connu le succès qu'en France et en Angleterre. Vendu pour le grand public, il s'est positionné en tant que concurrent du Commodore 64.

La société s'est adapté à la concurrence vers la fin des années 80, pour finalement cesser ses activitées informatiques dans le milieu des années 90 au vu de la trop grande concurrence.

Concurrence

Depuis un moment déjà, je vous parle de concurrence écrasante, qui a eu raison de nombreuses sociétés s'étant lancé dans le domaine de l'informatique personnelle et ayant eu raison de presque toutes (sauf Apple, enfin presque (les Mac/Intel dernièrement sortis ne sont en fait que des PCs).

IBM

Le premier PC

IBM est présent depuis le début de l'informatique. Inventeur en 1956 du disque dur, constructeur de microprocesseurs avec les PowerPC longtemps utilisés par Apple pour ses Mac, et dans sa version CELL dans la PS3.

Le 12 août 1981, IBM lance un ordinateur personnel, le Personal Computer, ou encore IBM PC. Ce n'est que le 4ème ordinateur personnel conçu et commercialisé par IBM.

Dôté d'un microprocesseur Intel 8088 à 4,77 Mhz et de 16 Ko de ram, il aurait pu être une machine tout ce qu'il y a de plus banale. Mais alors qu'il était coutume de concevoir des ordinateurs verouillés suivant des règles spécifiques à chaque constructeur, voilà que, faute de temps, le PC est une machine suivant des standards communs et intégrant des composants standards venant de divers constructeurs.

IBM PC ou 100% compatible

L'IBM PC pouvait être fourni avec au choix le système CP/M ou PC-DOS, version simplement renommée par IBM du MS-DOS de la société Microsoft.

L'IBM PC fut un succès. Mais étant conçu suivant des standards connus, et vu que Microsoft acceptait de vendre son MS-DOS à qui le voulait, de nombreux constructeurs purent se lancer dans le développement d'ordinateurs similaires à l'IBM PC.

De l'IBM PC au PC

Le temps où l'ordinateur d'IBM était la référence ne dura pas Les différents acteurs entrèrent dans une féroce concurrence, créant des machines compatibles aussi bien en terme d'ordinateurs complets que simplement en termes de pièces, rendant donc des composants d'un constructeur potentiellement interchangables avec les composants d'un autre constructeur. La plateforme est ouverte.

Le compatible PC, maintenant devenu plus simplement le PC, a alors étouffé complètement tous les autres constructeurs d'ordinateurs qui était resté sur des systèmes fermés.

Le PC a cette grande force de la modularité, qui fait que chaque PC est unique. Le développement est tellement conséquent qu'il est possible d'acheter soi-même des pièces détachées et de monter un ordinateur PC soi-même.

Les irréductibles gaulois

La concurrence s'exprime encore aujourd'hui dans tous les domaines : les disques durs, les cartes mères, les cartes graphiques, les souris, les écrans, les microprocesseurs, les lecteurs de CD, les logiciels, etc.

Tous ? Non. Il reste un seul domaine dans le monde des PCs qui n'a pas sa juste concurrence, une seule chose qui reste une constante presque absolue : le système d'exploitation.

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