Comme vous l'avez déjà lu dans le chapitre 2 des Bases, la carte mère est le centre de l'ordinateur ; elle est indispensable à son bon fonctionnement : vous pouvez vous passer de carte son, de ecteur disquette, de lecteur CD-ROM, mais pas de carte mère. La carte mère est généralement la plus grande carte à l'intérieur de l'unité centrale : sur un boîtier tour, elle est fixée sur un des côtés ; sur un boîtier bureau, elle est au fond. C'est grâce aux composants qu'elle accueille qu'on mesure la rapidité d'un ordinateur : nous verrons donc le microprocesseur, les barrettes de R.A.M., les cartes PCI, les ports AGP, les interfaces IDE, le SCSI et même l'ISA… NON NE FERMEZ PAS CE CHAPITRE ! Ces noms, aussi effrayants qu'ils puissent paraître cachent certes des choses compliquées mais dont nous ne vous présenterons que l'aspect le plus simple…
Voici une carte mère vierge de composant supplémentaire : pas encore de processeur, ni de ventilateur, ni de RAM, rien :
Ce gros carré blanc est le socket, c'est-à-dire l'emplacement
destiné à accueillir le microprocesseur (voir plus bas).
Emplacements (slots) destinés à accueillir les barrettes de
RAM (Random Access Memory).
Ces grandes barres blanches sont destinées à accueillir divers
types de cartes (carte son, modem 56k, carte PCI/Firewire, etc…) : ce
sont des ports PCI (Peripheral Component Interconnect)
Port AGP (Accelerated Graphic Port).
Cette petite puce contient ce qu'on appelle le BIOS (Basic
Input/Output System) ; le BIOS est un petit programme qui permet
de vérifier que tous les composants nécessaires au
démarrage de l'ordinateur sont bien présents ; un ordinateur
ne peut démarrer sans BIOS : en effet, c'est le premier programme
qui s'exécute lorsque vous allumez votre PC.
Cette pile plate sert à alimenter le BIOS ; c'est grâce
à elle que votre ordinateur retient l'heure même lorsque vous
l'éteignez ou le débranchez.
Mais à quoi servent ces 4 rectangles ? celui en haut à droite
sert à brancher l'alimentation de la carte mère (eh oui,
ça fonctionne avec de l'electricité) ; les deux à
gauche sont les ports IDE (primaire et secondaire) : ils permettent de
connecter des disques durs et des périphériques ATAPI
(Advanced Technology Attachment Packet Interface)
c'est-à-dire les lecteurs/graveurs de CD/DVD ; plus court que ses
comparses IDE (Integrated Drive Electronics), le dernier
sert à connecter le lecteur disquette.
On retrouve sur le côté de la carte mère les ports
externes du PC.
C'est le centre du centre ; le microprocesseur est une grosse puce d'environ 20 cm² capable d'effectuer des millions de calculs ; on peut estimer sa puissance en regardant ce que l'on appelle la fréquence d'horloge du processeur, généralement exprimée en MégaHertz (Mhz) pour les vieux coucous ou GigaHertz (Ghz) pour les ordinateurs plus récents. Plus cette fréquence est élevée, plus l'ordinateur peut effectuer d'opérations en une seconde (dans la limite des capacités des autres composants, bien entendu). Le microprocesseur n'est pas facile à faire évoluer (on peut au mieux l'overclocker, c'est-à-dire augmenter le voltage pour augmenter la fréquence d'horloge, au risque de le faire griller) et c'est pourquoi il vaut mieux acheter un ordinateur qui a un bon microprocesseur. Les deux principaux fabricants de processeurs sont Intel et AMD.
Comme le microprocesseur a tendance à chauffer, il faut un système pour le refroidir : le moyen le plus courant est un ventilateur combiné à un radiateur : un ventirad. Néanmoins, certains préfèrent utiliser un système de watercooling, c'est-à-dire un système bien bruyant où le processeur est refroidi par de l'eau qui circule ; bien sûr, si ça casse, c'est grillade océane et innondation ménagère au programme).
Un microprocesseur
Le microprocesseur doit être installé dans ce qu'on appelle le socket : c'est un carré généralement blanc sur la carte mère destiné à accueillir le processeur. Il y a différents types de sockets et c'est souvent pour ça qu'il faut changer de carte mère quand on change de processeur. Pour éviter qu'il ne soit placé dans le mauvais sens, le processeur et le socket sont munis de détrompeurs.
On remarque le petit levier qui sert à coincer ou décoincer le
microprocesseur et les détrompeurs qui évitent d'insérer
le processeur dans le mauvais sens (sinon c'est le barbecue assuré) :

Le ventirad se fixe par dessus le processeur, une fois celui-ci
installé sur le socket.
La RAM est le deuxième critère à regarder lors de l'achat d'un ordinateur ; cette mémoire se présente sous forme de barrettes que l'on peut insérer sur la carte mère. Les ordinateurs les plus anciens (les 486 DX et antérieurs) comportaient une dizaine d'emplacements pour barrettes de RAM, les ordinateurs d'il y a quelques années en avaient 4 (2 bank 0, 2 bank 1) et les carte mères actuelles présentent 3 emplacements dont 2 rapprochés pour les barrettes qu'on voudrait faire fonctionner en Dual Channel. Il faut savoir qu'il y a plusieurs types de mémoire vive (SIMM, SDRAM, DRAM, DDR…) La R.A.M. est plus facile à faire évoluer que le processeur aussi voyez surtout jusqu'à quelle capacité elle est extensible. De nos jours, le minimum pour un ordinateur neuf est de 1 Go de R.A.M. DDR-2 (Double Data Rate): on est bien loin des ordinateurs de 1995 qui tournaient encore avec 8 ou 16 Mo de R.A.M.
Non, les cartes PCI ne sont pas des cartes d'adhérents au Parti Communiste International mais un standard pour les cartes comme les cartes sons, les ((très) vieilles) cartes graphiques, les cartes d'acquisition vidéo, et tant d'autres… Voici 3 ports PCI :
Il n'y a pas que le port PCI dans la vie : ceci est un port AGP (Accelerated Graphic Port). Plus rapide que son collègue PCI, il est utilisé dans 99.99 % des cas pour connecter une carte graphique (c'est d'ailleurs pour cela qu'il a été crée) ; en effet, les cartes graphiques modernes, fortes de leurs nombreuses optimisations 3D, engendrent d'importants flux de données auxquels le port AGP répond parfaitement ; néanmoins, ce port est aujourd'hui considéré comme obsolète car remplacé par le PCI-Express, sorte de Super-port PCI.
Il existe un autre système de branchement de disques durs, lecteurs CD-ROM et autres périphérique de stockage : le SCSI. Il implique un équipement plus coûteux mais plus performant et rapide : il est par exemple possible de brancher 7 périphériques sur un port SCSI (contre deux pour le IDE) ; le SCSI a de plus l'avantage de ne pas uniquement proposer des ports internes. Les ports externes SCSI permettent notamment la connexion de scanners et autres périphériques d'image ou disques externes. Les "ordinateurs" de type Macintosh utilise exclusivement du SCSI pour la connexion de leurs disques durs.
Comme leur nom ne l'indique qu'à moitié, ce sont les interfaces de communication entre les disque durs, lecteurs CD/DVD/divers (sauf lecteur disquette) et votre ordinateur ; chaque carte mère possède deux interfaces IDE appelées IDE 0 et IDE 1 ou IDE 1 et IDE 2 ; sur chaque IDE, on peut brancher deux lecteurs grâce à un câble IDE (appelé aussi nappe, "ribbon cable" en anglais) sachant que l'un des deux lecteurs doit être en maître et l'autre en esclave (cette méthode est la plus souvent utilisée bien que l'on puisse aussi les brancher en "Cable Select"). Le lecteur IDE de démarrage (celui contenant le système d'exploitation) doit dans la majeure partie des cas être en maître sur le premier connecteur, ce qui signifie que ce sera sur ce lecteur IDE que l'ordinateur essaiera de démarrer.
En bleu : IDE primaire et secondaire ; en rouge : port pour le lecteur
disquette ; le dernier ? juste un port pour brancher le port LPT.
Un petit requiem pour cet ancien type de port que les industriels ont fait disparaître en deux temps trois mouvements au profit du PCI ; il faut dire que c'est vraiment gros par rapport au débit offert !